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5 façons d’utiliser l’IA quand on aime écrire

Beaucoup de gens qui écrivent détestent l’idée d’utiliser l’IA, justement parce qu’ils aiment écrire. Qui a envie de confier son passe-temps préféré aux robots ?

Mais en réalité, écrire, ce n’est pas seulement rédiger. C’est se documenter, faire du marketing, réviser, trouver des mots-clés, et bien d’autres choses. Rien ne vous oblige à aimer tout ça. Ni à tout faire vous-même. Les tâches que vous n’aimez pas, vous pouvez les confier à une IA.

Voici cinq pistes à essayer.

1. La documentation

Oui, l’IA hallucine. Elle invente des citations. Ça ne la rend pas inutile pour se documenter : ça veut dire qu’on ne la consulte pas comme un oracle.

Quand j’étais au lycée, la plupart des profs disaient de ne jamais utiliser Wikipédia. Les profs malins, eux, disaient de l’utiliser et de regarder les sources. Vérifier. Pas seulement que la source existe, mais aussi qu’elle a été écrite par quelqu’un en qui on a confiance.

Pour la documentation d’un roman, je recommande NotebookLM. (Non, ce n’est pas un lien d’affiliation. Aucun des produits cités ici ne l’est, je les trouve simplement excellents.) Vous choisissez vous-même les sources (les PDF, les articles, le chapitre du livre d’histoire que vous avez photographié à la bibliothèque), puis vous posez des questions sur ces sources. Chaque réponse renvoie au passage d’où elle vient, si bien que vérifier prend un clic au lieu d’un après-midi. Il sait aussi partir à la recherche de documents et de références sur un sujet et vous rapporter une liste de lectures.

Ne le croyez pas sur parole. Mais servez-vous-en quand vous avez quarante onglets ouverts, que vous essayez de comprendre ce que faisait vraiment de ses journées une femme de chambre de l’époque victorienne, et qu’il vous faut un point de départ.

2. La publicité

Une publicité faite avec l’IA, ce n’est pas seulement une image générée. Ni une accroche.

La moitié ennuyeuse et chronophage de la publicité, c’est la plateforme elle-même : se connecter, repérer les campagnes qui saignent, mettre en pause les mauvaises, dupliquer les bonnes avec une nouvelle audience, préparer la fournée suivante. Avec Claude in Chrome, vous pouvez déléguer tout ça. Il pilote la plateforme publicitaire dans votre navigateur comme vous le feriez : lancer et arrêter des campagnes, créer de nouvelles publicités, vous rendre compte de ce qu’il a changé. Le budget et la stratégie restent entre vos mains. Lui, il clique.

Pour le visuel, Claude Design met en page une publicité à partir des images que vous lui fournissez (votre couverture, vos propres photos, une illustration que vous avez commandée), si bien que le visuel est le vôtre et que la mise en page se fait en quelques minutes au lieu d’une soirée sur Canva.

3. La révision

Ça, c’est ce que nous avons construit. Avec Ghostkey, vous pouvez utiliser l’IA pour peaufiner et réviser votre livre, phrase par phrase, en repérant les sorties de point de vue et les tournures lâches sans toucher à votre voix.

Même si vous comptez faire appel à un correcteur ou à une éditrice indépendante, commencez par là. Leur temps coûte cher, et chaque heure passée à signaler des répétitions et des participes mal accrochés est une heure qui n’est pas consacrée à ce que vous ne pouvez pas voir vous-même : le rythme qui s’affaisse au deuxième acte, le personnage dont la motivation ne tient plus vers le chapitre douze. Donnez-leur la version la plus propre possible, pour qu’ils puissent se concentrer sur les problèmes complexes pour lesquels vous avez vraiment besoin d’eux.

4. La traduction

La traduction a fait bien du chemin depuis l’époque où Google Traduction crachait des phrases qui ressemblaient à des notices de montage. La fiction a toujours été le cas le plus difficile (la voix, les expressions, le rythme, la blague qui ne marche que dans une langue), et c’est là que les modèles ont le plus progressé.

Avec AI Novel Translation, vous obtenez un manuscrit solide et lisible dans la langue cible, pour une fraction du prix d’une traduction humaine complète. Ce n’est pas la version finale. C’est le brouillon que vous confiez à un relecteur natif pour qu’il l’affine, ce qui revient bien moins cher que « traduisez-moi ça à partir de zéro ». Pour un fonds qui n’aurait jamais justifié une traduction professionnelle, ça transforme « jamais » en « cette année ».

5. Votre site web

Quand on écrit, il faut un site, et la plupart d’entre nous paient un abonnement Wix mensuel pour une page qui a changé deux fois l’an dernier, ou se battent avec des extensions WordPress à minuit parce que le formulaire de la newsletter a encore cassé.

Lovable est l’alternative : décrivez le site que vous voulez, et il le construit. Des pages pour vos livres, une inscription à la newsletter, une biographie, un lien vers votre boutique. Vous le modifiez en lui disant quoi changer. Le résultat se charge vite, il est structuré comme les moteurs de recherche l’aiment, et quand votre nouveau livre sort, vous l’ajoutez en une phrase au lieu d’un ticket au support. Le personnaliser, c’est une conversation, pas un fichier de thème.


Vous remarquerez ce qui ne figure pas dans la liste. Personne ne rédige vos chapitres. Personne n’invente vos personnages. Les cinq suivent le même schéma : l’IA prend les tâches qui vous éloignaient de votre bureau, et vous rend le bureau.

Si c’est la révision qui vous a tapé dans l’œil, Ghostkey est gratuit pour commencer : apportez le manuscrit que vous avez déjà écrit et voyez ce qu’il y trouve.